Il Tempio di Iside a Pompei

di Vesuvioweb

Il Tempio di Iside a Pompei

di

Aniello Langella

 

Iside egiziana รจ una dea ampiamente venerata, ossequiata, acquisita come nume tutelare della casa, accolta da tutti come madre e protettrice. Madre a tutti gli effetti degli dei e degli uomini, aveva iniziato la sua migrazione nel Mediterraneo, a partire dal III secolo a.C.

Affascinava, il mito di Iside e non dispiaceva anche a quelle culture diversamente radicate nei concetti basilari del mito classico. Piacque a Roma, che oltre ad adottarla come nuova regina di una casta emergente di sacerdoti e di una setta che andava diffondendosi, seppe fare di questa dea un vero e proprio prototipo di bellezza, fascino e soprattutto mistero. Un nuovo astro nell’olimpo pagano romano andava aprendosi consensi e nel tripudio dei cerimoniali, dove i sacerdoti recitavano la parte del leone, Iside trionfava sempre piรน nell’olimpo romano, come protettrice della casa e mistica figura dai poteri divinatori.

Accadde cosรฌ, che a Pompei intorno alla metร  delย II secolo a.C., giungesse, sbarcata chissร  da quale nave di commercio, una statua della dea. E fu subito amore a prima vista. La new entry, aveva fatto bingo! Ed i pompeiani la adoravano, andando spesso a trovarla nel suo tempio al Foro Triangolare, per ascoltare forse con curiositร , i sermoni in egiziano dei calvi sacerdoti, tutti unti di oli profumati e vestiti di lunghe tuniche bianche di lino. Il Tempio viveva e rifulgeva di luce propria tra le bellezze del Teatro e dell’Odeon e fu capace anche di accogliere molti adepti. Il 62 d.C., fu un momento tragico per la cittร  di Pompei e non solo per essa. Un terremoto di grande espressione energetica distrusse e lesionรฒ tantissimi edifici, pubblici e privati e toccรฒ anche al Tempio di Iside, subire i danni. Quasi interamente il tempio fu ricostruitoย per volere di Numerio Popidio Ampliato, attribuendone il merito al figlio di appena sei anni Celsino e questo, per avviarlo ad una fortunata carriera politica. Passarono pochi anni e il Vesuvio che con quel terremoto aveva voluto dare un avvertimento, ricoprรฌ le cittร , i campi, i monti e ricacciรฒ il mare molte centinaia di metri oltre la battigia.

Tra il 1764 ed il 1766, il Tempio come parte della Pompei orientale venne esplorata dagli scavatori borbonici. Fu il rinvenimentoย di numerosi oggetti sacri e decorazioni pittoriche di uno dei migliori templi di stampo egiziano, che produsse un notevole interesse in tutta Europa, rendendolo uno dei piรน visitati. Una eco irrefrenabile. Un passaparola inarrestabile scorreva nelle pagine sui giornali dell’epoca. Era iniziato il Grand Tour e Iside dal suo tempio pompeiano richiamava ognuno a gustare le sue bellezze, invitava tutti a posare sulle sue gradinate, a toccare con mano gli affreschi splendidi. Tra gli ospiti illustri anche il giovanissimoย Wolfgang Amadeus Mozart, che qui ispirato, seppe trasferire le emozioni ricevute nel suo grandioso Flauto Magico.

 

 

La stampa del Tempio di Iside in una straordinasia incisione di Francesco Piranesi del 1749 (?)

 

Segue la descrizione dei luoghi in un Viaggio Italiano, tratto da: Domenico Romanelli (1756-1819). Voyage ร  Pompรฉi. Parigi, Houdaille et Veniger. 1829

 

 

SULLE TRACCE DEL GRAND TOUR

 

 

Temple d’Isis.
Aprรจs รชtre sortis du tribuDal par l’issue qui donue sur la rue, nous trouvรขmes, du mรชme cรดtรฉ, le temple d’Isis. Le commerce que celte citรฉ pratiquait, dit l’รฉtranger, avec les nรฉgociaus di Alexandrie , qui seuls trafiquaient alors dans les Indes , donna lieu d’adopter ici le culte de cette divinitรฉ. Les Pompรฉiens voulurent sans doute en รฉterniser la mรฉmoire par tant d’em- blรจmes tracรฉs de sacrifices et de rits รฉgyptiens , qu’ils laissรจrent ร  la postรฉritรฉ -, par tant de pein- tures de leurs dieux ; tant de plans gรฉographi- ques de leurs pays ! Il faut dire aussi, ajoutai-je, que , dans quantitรฉ de villes anciennes de ce royaume, le commerce avait รฉtendu le culte de la mรชme divinitรฉ. J’ai vu un temple sem- blable ร  Aternum, aujourd’hui Pescara , avec l’inscription tronquรฉe : ATERN. QVI FVIT IN COLLEG ISID : Qui fut dans le collรจge d’Isis ร  Aternum. A Naples, ร Reggio, ร  Pouzzole et autres citรฉs du royaume j j’ai vu des dรฉbrisย de monumens qui attestaient l’existence an- cienne de ce culte.
Le temple d’Isis ร  Pompรฉi est hypล“tron, c’est- ร -dire dรฉcouvert, entourรฉ du pรฉristyle ordi- naire, ou portique couvert, soutenu dans les cรดtรฉs les plus รฉtendus par huit colonnes, et par six sur le fronton. Ces colonnes sont d’ordre dorique sans bases, de neuf pieds et demi de haut. Les dimensions de ce temple ne sont pas de plus de quatre-vingt-quatre palmes de lon- gueur et de soixante-quatorze de largeur. Tout l’รฉdifice est construit en briques , enduites d’un mastic trรจs-dur, dont les anciens faisaient un frรฉquent usage. Le stj’le en est beau et รฉlรฉgant, mais des architectes expรฉrimentรฉs reconnaissent que les proportions eu sont trop rรฉtrรฉcies.
Le sanctuaire, tout-ร -fait isolรฉ dans la partie reculรฉe du temple, est fait pour รฉveiller l’atten- tion de l’observateur. On y monte par sept degrรฉs revรชtus autrefois de marbre blanc. Il consiste dans un petit temple carrรฉ voรปtรฉ cou- vert en tuiles, embelli de stucs dans toutes ses parties intรฉrieures , ayant deux niches dans son frontispice , et une autre dans la partie op- posรฉe. Deux autels sont au fond de ce sanc- tuaire, et de chaque cรดtรฉ” deux รฉlรฉvations, sur lesquelles รฉtaient placรฉes les deux fameusesย tables isiaques (i). Un petit, mais รฉlรฉgant ves- tibule, soutenu par six colonnes proportionnรฉes, et ornรฉ d’une belle mosaรฏque , servait d’intro- duction ร  la cella , ou nef intรฉrieure : lร  , sur une รฉlรฉvation, se trouvรจrent les fragments de l’idole avec l’inscription suivante sur sa base :

L. CAECILIVS
PHOร‹BUS POSVIT
L. D. D. D.

Lucins Cล“cilius Phล“bus Va placรฉe dans ce lieu par dรฉcret des Dรฉcurionsย Pendant que nous รฉtions occupรฉs ร  l’observer, nous fรปmes avertis par un familier de ces fouilles de ne pas trop nous arrรชter dans ce lieu , parce que non loin de lร  se dรฉveloppe une vapeur homicide, ou gaze acide carbonique, appelรฉ par les paysans mofette , qui donne avec promptitude des douleurs ร  la tรชte. La dame dit, ร  l’occasion de cet avis, que dans tous les temples, les plus fameux de l’antiquitรฉ, oรน l’on rendait des oracles et principalement ร  Delphes , c’รฉtait au moyen de ces vapeurs que \aPjthomsse roulait des yeux รฉgarรฉs , agitait sa chevelure , et se dรฉbattait sur son trรฉpied. Tombรฉe dans cet รฉtat de paroxisme, les prรชtres rusรฉs l’inter- rogeaient au nom de la divinitรฉ-, et elle profรฉrait, comme par contrainte et avec peine, quelques paroles entrecoupรฉes, que Von prenait pour rรฉsultat de l’inspiration du dieu…. C’est ce gaz qui aura produit l’effet merveilleux sur la sibylle de Cume dans son antre, ainsi que Virgile l’a dรฉcrit au VI^ Liv. de l’Enรฉรฏde.ย Sous le trรดne de l’idole, il est remarquable qu’il existe une petite chambre , ou testudo , ( petite voรปte ), oรน l’on peut soupรงonner que les fourbes prรชtres se cachรจrent lorsqu’ils ren- dirent des oracles au nom delร  dรฉesse. Derriรจre ce petit temple on voit les restes de son esca- lier dรฉrobรฉ. Deux grands autels occupaient les cรดtรฉs du temple dรฉcouvert-, le premier ร  gauche servait ร  brรปler les victimes : et l’autre ร  droite รฉtait chargรฉ des cendres sacrรฉes -, on y eu trouva une grande quantitรฉ. Sous ce temple passe l’aqueduc qu’a fait faire le comte de Sarno, et on s’aperรงoit que pour ne pas gรขter le temple qui รฉtait au-dessus et particuliรจrement les colonues, il dut faire une voรปte eu forme de grotte d’une grande รฉtendue. D’autres autels, placรฉs le long des colonnes, devaient servir ร  rรฉpandre sans cesse une fumรฉe d’encens, et a rendre, par ce moyeu plus respectable, ce temple sacrรฉ.ย Auprรจs de l’autel qui รฉtait ร  gauche, nous vรฎmes une petite loge dรฉcouverte , ร  laquelle aboutissait un escalier souterrain ; il nous sem- bla que c’รฉtait un lieu destinรฉ aux purifications, ร  raison de la cuvette qui รฉtait placรฉe dans sa partie la plus reculรฉe. Diffรฉrents bas-reliefs en stuc en dรฉcoraient les murailles.
Dans le mur qui fait face au sauctuaire , รฉtait pratiquรฉe une niche, oรน ou avait peint un Har- pocrate, qui par des motifs tirรฉs du respect que l’ou devait ร  la religion, faisait signe du doigt que l’on eรปt ร  garder le silence. Au-des- sous on trouva un banc en bois presque con- sumรฉ, avec un prie-dieu pour les adorateurs-, et afin de rendre utile l’usage de ce banc, on l’a refait ร  neuf sur le mรชme modรจle, et chacun peut se procurer la satisfaction d’observer ce temple รฉtant assis, et de remonter par la pensรฉe jusqu’au temps du paganisme, que l’aspect de ces lieux semble rendre prรฉsent au spectateur. Une dรฉcouverte remarquable, dit le chevalier, fut celle de deux vases propres ร  contenir de l’eau lustrale, qui รฉtaient placรฉs ร  l’entrรฉe de la porte intรฉrieure ร  cรดtรฉ des colonnes. Ces vases รฉtaient en carrรฉ long, de marbre blanc soutenus chacun sur un seul pied, d’un travail fort รฉlรฉgant , avec l’inscription : LONGINVS II VIR-, aujourd’hui on les voit au Musรฉe-Royal. De plus ou a trouvรฉ prรจs de lร  une espรจce de tronc eu bois consumรฉ en partie , et qui conte- nait de la vieille monnaie en bronze : c’รฉtait dans ce tronc que la charitรฉ publique rรฉpandait ses bienfaits.
Dans l’enceinte de ce temple , dit la dame , on aura recueilli quantitรฉ d’objets curieux et intรฉressants, car il รฉtait au nombre des plus considรฉrables de Pompรฉi Parmi les dรฉcou- vertes prรฉcieuses qu’on y a faites , rรฉpliqua le chevalier, celle qu’on met au premier rang, est la rencontre des tables isiaques ( tahulล“ isiacล“ ), qu’oรน transporta au Musรฉe-Royal. On y trouva aussi beaucoup de peintures que l’on dรฉtacha des murailles , et qui reprรฉsentaient diffรฉrents dessins d’architectures : une Isis avec le sistre ร  la main; un Anubis avec une tรชte de chien; diffรฉrents prรชtres avec des palmes ou avec des รฉpis-, et l’un d’eux qui tenait une lampe suspendue. On y voyait Y Hippopotame รฏlbis, le Lotus , et difiFรฉrentes arabesques figurant des oiseaux et des Dauphius (i)-, la statue de Vรฉnus en marbre, dont les bras, le col et le nombril รฉtaient dorรฉs ; et en outre les statues de Bacchus et de Friape et une ร ilsis en argile -, les ustensiles en bronze de tout ce qui constitue l’appareil des sacrifices ( et cer- tainement rien de semblable pour la raretรฉ n’a รฉtรฉ dรฉcouvert en aucune autre partie du monde ) : c’รฉtaient des lampes , des candรฉlabres , des rรฉverbรจres , des trรฉpieds , des lits ร  l’usage des dรฉesses [lectisteimium) , des coupes, des encen- soirs , des cassolettes , de grands bassins , propres aux sacrifices, des burettes , des mar- teaux, des couteaux j des clairons , des sistres , des cymbales , des goupillons , et enfin les aiguilles augurales pour faire des observationsย dans les eutrailles des victimes

Ce devaitย รชtre, dit alors l’รฉtranger, un sanctuaire trรฉs- frรฉquentรฉ par les gentils , et surtout par les dames qui, tous les jours entraient dans la con- frรฉrie d’Isis : erant incasto Isidis. La quantitรฉ
d’autels dรฉdiรฉs ร  cette dรฉesse en fait foi. Les ministres, loin de croupir dans l’oisivetรฉ^ de- vaient trouver de l’occupation dans l’exercice d’un tel culte. Cette quantitรฉ d’instruments qu’on y employait et que nous venons d’รฉuu- mรฉrer, ne laisse aucun doute sur ce fait. La plus imposante de ses cรฉrรฉmonies รฉtait celle des supplications publiques, lorsqu’on faisait usage des lils , oรน s’asseyaient les divinitรฉs, et lors- qu’on leur servait une table somptueuse. Cette grande solennitรฉ รฉtait destinรฉe ร  dรฉtourner les calamitรฉs publiques qui menaรงaient l’รฉtat. Voilร  l’usage que l’on faisait des lectistemia : \esรฉpu- รฎons, prรชtres , qui prรฉsidaient ร  ces festins , les consommaient en rรฉalitรฉ.
Aprรจs avoir examinรฉ l’intรฉrieur du temple dans chacune de ses parties, nous en sortรฎmes pour visiter son pourtour. L’habitation des ministres isiaques est ร  gauche : elle consiste en deux chambres de retraite et une cuisine encore toute reconnaissable par les objets qu’elle prรฉsente ; on y voit son foyer et ses fourneaux tout semblables aux nรดtres. On y trouva des vases en terre avec des os de jambons ,โ€ข et dans un coin des รฉcailles de poissons ; une piรจce sert de desserte ร  cette cuisine : c’est une espรจce de dรฉpense ou d’arriรจre cuisine avec un cellier. Dans la premiรจre chambre de retraite , ou dรฉcouvrit le squelette d’uu prรชtre ayant une hache ร  la main, inclinรฉ contre un mur-, vou- lant fuir, il avait dรฉjร  franchi deux issues, mais il รฉtait trop tard. Un autre prรชtre fut trouvรฉ dans la basse cour, derriรจre le sanctuaire. Ces prรชtres รฉtaient probablement occupรฉs ร  manger, lorsque la pluie de cendres pressa leur sortie ; ‘ car on trouva des os de poulets , quelques ล“ufs jet des vases d’argile dans l’appartement. On dรฉcouvrit encore d’autres squelettes de prรชtres. Il paraรฎt qu’ils pรฉrirent tous dans cette enceinte ; soit qu’ils n’aient pu s’รฉchapper, soit que leur religion leur fรฎt un devoir de ne pas abandonner dans le pรฉril la- divinitรฉ qu’ils servaient. Les peintures les reprรฉsentent avec la tรชte rasรฉe ; leurs vรชtements รฉtaient de lin blanc, et leur chaussure รฉtait d’un tissu si transparent, qu’on voyait leurs pieds au travers. Tel รฉtait le cos- tume ordonnรฉ par leur rituel pour faire con- naรฎtre que leur dรฉesse avait introduit eu Egypte l’usage du lin. Sortis de l’habitation des prรชtres, nous obser- vรขmes le lieu saint le plus retirรฉ, qui est der- riรจre le sanctuaire. Il consiste dans une cour dรฉcouverte, oรน l’on ne pรฉnรฉtre qu’en passantย SOUS cinq arcades jcette cour a trente palmes de long et quarante- neuf de large; une porte com- munique ร  une chambre contiguรซ , qui sans doul e contenait les ornements sacrรฉs. Nous y vรฎmes un bassin propre ร  conserver l’eau-, lร  on put recueillir tous les instruments qui servaient aux sacrifices. Parmi eux, on trouva deux sistres d’un prix inestimable , destinรฉs ร  accompa- gner, par leur harmonie, toutes les fรชtes et les cรฉrรฉmonies isiaques. On y trouva deux lectis- terniu7nj savoir : un en bronze avec des fran- ges d’argent, qu’on voit aujourd’hui restaurรฉ au Musรฉe-Royal, et un autre en ivoire, mais qui est en morceaux ; et enfin un chandelier en bronze, qui avait la figure et les feuilles du lotus j plante indigรจne des marais d’Egypte. Outre ces rares monuments de l’antiquitรฉ, on dรฉcouvrit deux idoles รฉgyptiennes de bazalle d’un grand prix, qui soutenaient sur leurs tรชtes, avec leurs mains, une vaste coupe. Elles sont aujourd’hui l’ornement du Musรฉe-Royal. On voit encore la chapelle oรน elles reposaient. La cor- niche de cet รฉdifice, ร  l’รฉpoque du tremblement de terre, fut retournรฉe pour opรฉrer une res- tauration. Elle contenait l’inscription suivante:

M. LUCRETIUS RUFUS LEGAVIT.

Maj’cus Lucretius Rufus l’a lรฉguรฉe par tes- tament.
M. de Saint-Non, dans la distribution qu’il fait de toutes les parties de ce temple , assigne cette chambre et la cour dรฉcouverte ร  Tusage des mystรจres secrets et des cรฉrรฉmonies cachรฉes du culte isiaque auxquels les prรชtres seuls et les initiรฉs pouvaient assister. Les emblรจmes de leurs divinitรฉs, suivant ce qu’il affirme, รฉtaient les statues de Bacchus , de Vรฉnus et de Priape qu’on a trouvรฉes dans ces lieux ; et celle ^Isis y du style รฉgyptien-, qui avait dans la main un instrument en forme de T; c’รฉtait peut-รชtre le sistre qui lui รฉtait consacrรฉ ร  cause du son aigu qu’on en tirait, qui ressemblait beaucoup ร  celui que rendent les รฉpis agitรฉs par le vent. On sait qu’Isis passait en Egypte pour avoir en- seignรฉ l’art de cultiver les plantes cรฉrรฉales. M. de Saint-Non attribue ร  l’association aux mystรจres isiaques qui รฉtaient rรฉpandus partout, l’extension de son culte ร  Pompรฉi et dans d’autres villes.ย De plus, dans certaines parties de la cour dรฉcouverte, ou a trouvรฉ des Hermรจs , ou des petites colonnes de marbre avec des tรชtes de diffรฉrentes divinitรฉs, qui servaient peut-รชtre pour dรฉlimiter des champs auxquels Isis prรฉ- sidait. Enfin sur le pavรฉ en mosaรฏque on lisait ces inscriptions ร  prรฉsent totalement effacรฉes.

CORNELIA CELSA
N. POPIDI CELSINI
N. POPIDI AMPLUTI.

Tels รฉtaient les noms de tous les membres de la famille Numerius Popidius Celsiniis , qui fit reconstruire ce temple renversรฉ par le trem- blement de terre, premier dรฉsastre qu’รฉprouva Pompรฉi. En effet, on remarque dans le temple que les anciennes colonnes avaient รฉtรฉ placรฉes ร  sa restauration diffรฉremment de ce qu’elles le furent antรฉrieure ment. On lisait sur le frontispice de ce temple, dans son inscription, un trait de gรฉnรฉrositรฉ digne d’รชtre transmis ร  la postรฉritรฉ. Cette inscription est ร  prรฉsent dรฉposรฉe au Musรฉe-Royal. Elle fait connaรฎtre ยซ que Numรฉ- ยป rius Popidius Celsinus, fils de Kumerius, ยป rรฉtablit de ses deniers le temple d’Isis renversรฉ ยป par un tremblement de terre ; qu’il fallut le ยซ relever depuis les fondations ; et que pour 3) reconnaรฎtre cette action gรฉnรฉreuse , les Dรฉ- r> curions l’agrรฉgรจrent honorablement ร  leur ยป ordre ; qu’il รฉtait alors รขgรฉ de soixante ans.

N. POPIDIUS, N. F. CELSENUS
AEDEM ISIDIS TERRAEMOTU
COLLAPSAM
A FUNDAMENTIS P. S. PAESTITUIT
HUNC DECURIONES OB LIBERALITATEM
CUM ESSET ANNOR SEXS

ORDINI SLO GRATIS ADLEGERUNT

Le dessin qui reprรฉsente ce temple tel qu’il est maintenant et tel qu’il avait dรป รชtre avant l’รฉruption volcanique, se trouve dans le voyage pittoresque de M. Desprรฉs. Son imagination vive et ardente lui a fait concevoir et exรฉcuter la reprรฉsentation d’une fรชte isiaque avec tout l’appareil sacrรฉ des sacrifices, et le rituel des cรฉrรฉmonies. De plus, on y voit le Dieu Apis , couronnรฉ de fleurs, sous la forme d’un bล“uf, dans l’altitude d’une divinitรฉ placรฉe pour rece- voir les hommages des prรชtres qui l’entourent , et qui forment diffรฉrents groupes avec des sis- tres , des cymbales et des trompettes

Domenico Romanelli (1756-1819). Voyage ร  Pompรฉi. Parigi, Houdaille et Veniger. 1829

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